Outil Sur un ticket de 13 €, qui touche quoi ? Réglez le prix et le nombre de places : la répartition entre l'exploitant, le distributeur, le producteur et l'État se recalcule sous vos yeux. Répartition d'un ticket de cinéma en France, en ordres de grandeur. La part de
l'exploitant varie fortement selon la salle et le film. Les calculs s’appuient sur notre base de budgets et de recettes, reconstituée à partir des données de box-office et des dossiers de production. À lire aussi Un billet à 12 € ne rapporte pas 12 € à la salle. Son montant est d’abord amputé de la TVA à 5,5 %, de la taxe spéciale additionnelle — la TSA — destinée au Centre national du cinéma, puis des droits liés notamment à la musique. Le solde, appelé recette hors taxes ou recette film, est partagé entre l’exploitant et le distributeur selon un taux de location négocié. Ce taux évolue pendant la carrière du film, mais se situe souvent autour de 45 à 50 % pour chaque partie. La mécanique explique pourquoi le nombre d’entrées du box-office français ne suffit pas à déterminer ce que gagne réellement un cinéma ou un producteur. Ces chiffres donnent un ordre de grandeur, pas une règle identique pour chaque séance. Sur les 4,95 € attribués au distributeur, celui-ci prélève sa commission et récupère les dépenses engagées pour la sortie : fabrication des copies numériques, sous-titrage, affiches, bandes-annonces, promotion et parfois minimum garanti versé en amont. Le reliquat revient au producteur et aux autres ayants droit selon leurs contrats. Le producteur ne touche donc pas automatiquement une fraction fixe de chaque ticket. Cette chaîne financière doit être rapprochée de ce que coûte réellement un film et des mécanismes présentés dans les coulisses du cinéma. L’exploitant fixe ses tarifs en fonction de ses charges et de son marché local. Un multiplexe urbain supporte un loyer, une masse salariale et des équipements différents de ceux d’un cinéma municipal ou associatif. Les fauteuils premium, les écrans géants, la projection laser, la 3D et les séances longues entraînent souvent un supplément. À l’inverse, les cartes d’abonnement, tarifs étudiants, séances matinales et aides locales abaissent le prix moyen effectivement payé. La concurrence entre salles et le pouvoir d’achat régional créent aussi des écarts de plusieurs euros. Le film joue indirectement sur le tarif et surtout sur la marge. Une sortie très attendue peut imposer davantage de séances, un taux de location élevé et une occupation prolongée des grandes salles. Un film fragile commercialement mobilise un écran avec moins d’entrées, mais peut bénéficier d’aides à la diffusion. L’exploitant finance avec sa part le personnel, l’énergie, le loyer, la maintenance, la sécurité, le nettoyage, le matériel de projection et les travaux d’accessibilité. La TSA alimente de son côté le soutien au cinéma français : production, distribution, modernisation des salles, patrimoine et création indépendante. C’est une forme de redistribution entre succès commerciaux et œuvres plus risquées, au cœur du vrai prix d’une séance.Le vrai prix d'une séance de cinéma
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Comment se répartit le prix place de cinéma ?
Exemple chiffré pour un billet vendu 12 €
Destination
Montant indicatif
Part du billet
TVA
0,63 €
5,3 %
TSA versée au CNC
1,29 €
10,7 %
Droits musicaux et prélèvements annexes
0,18 €
1,5 %
Part de l’exploitant
4,95 €
41,25 %
Part du distributeur et des ayants droit
4,95 €
41,25 %
Total
12,00 €
100 %
Pourquoi le tarif change-t-il selon la salle, le film et la région ?
Plein tarif, tarif réduit, ou le prix réellement payé.
Total payé
13,00 €



